Riccardi
BiographieFabrizio Riccardi naît à Rome, mais c’est à Turin, où il achève ses études secondaires, qu’il se forme d’un point de vue artistique grâce notamment au soutien de son premier maître Raffaele Pontecorvo qui l’initie à la peinture et l’exhorte à poursuivre dans cette voie. Ses premières expositions remontent à la fin des années 50 où il reçoit ses premières approbations. Le hasard et la chance l’emmènent à Florence où il peint beaucoup et ou sa peinture composée d’allégories féminines, de personnages de fables jamais écrites, de masques lascifs et obèses, d’objets magiques et de rites oubliés trouvent un nombre appréciable d’amateurs. A la fin des années 60, sa peinture suscite un immense intérêt. Il signe son premier contrat et entre dans le monde de la peinture fantastique, rencontre des artistes, des galeristes et des collectionneurs avec lesquels il crée une société culturelle et amicale. CommentaireExposition audacieuse et hors du commun, d’une sélection de toiles inspirées d’une œuvre de François Rabelais et réalisées par ce grand peintre surréaliste italien. En 2004 est né, chez cet artiste, l’important projet de faire revivre au XXIe siècle les personnages que Rabelais décrit dans son truculent ouvrage intitulé: «Les songes drolatiques de Pantagruel». Ces œuvres transposent dans un style surréaliste les iconographies de l’époque qui sont principalement des critiques sociétales et ne sont finalement pas très différentes de celles que l’on pourrait faire aujourd’hui, alors que cinq siècles nous séparent. Les personnages sont tous de grotesques caricatures du monde bigarré qui fréquentait la Cour du pape à Rome. La peinture surréaliste précise et raffinée de Fabrizio Riccardi revisite chaque personnage lui donnant vie, couleur et tridimensionnalité, dans une atmosphère burlesque mais avec une touche savante de fantastique. Une description impertinente pleine de saveur. Rabelais était mort depuis douze ans lorsque, en 1565, l’éditeur Richard Breton mit au jour à Paris un petit volume contenant 120 figures grotesques, gravées sur bois et dépourvues de toute explication. Son titre: “Les songes drolatiques de Pantagruel» où sont contenues plusieurs figures de l’invention du maître François Rabelais et dernière œuvre de celui-ci pour la récréation des bons esprits. On ne saurait attribuer à Rabelais la composition de ces caricatures singulières; peut-être en a-t-il suggéré l’idée. Elles sont vraisemblablement l’œuvre d’un artiste graveur nommé François Desprez qui s’était inspiré de la verve railleuse de l’historien de Gargantua. On n’a pas pu expliquer d’une manière satisfaisante le sens de ces figures qui ne sont peut-être que des caprices où il ne faut pas chercher une suite d’allusions, de caricatures et de portraits empruntés aux livres de Gargantua et de Pantagruel. Pourtant certains éditeurs ont pu démontrer que sous les noms de Grandgousier, de Gargantua, de Pantagruel, de Frère Jean des Entommeures, de Panurge etc, Rabelais avait mis en scène Louis XII, François ler, Henri II, le cardinal Du Bellay, le cardinal de Lorraine, Charles-Quint, le pape Jules II, etc. Ces révélations puisées dans des sources historiques plus ou moins connues donnent de l’intérêt à la malignité et à la modernité des œuvres de Rabelais. ExpositionsRiccardi expose en Italie mais surtout en France et depuis les années 90 hors d’Europe. Le nombre de ses expositions personnelles et sa participation à des expositions collectives dans le monde entier est impressionnant, des Etats-Unis à la Côte d’Ivoire, du Gabon à Dubaï en passant par la Nouvelle-Calédonie. Ceci lui permet d’allier à son travail sa passion des voyages.
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